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RECENTE PUBLICATION

Nous avons le plaisir de vous faire part de la récente publication de Francis Fogue dans la Revue Studia Politica. L'article intitulé "Economie politique de la presse écrite écrite au Nord-Cameroun postcolonial" propose une analyse de la contribution des médias dans la compétition politique en cours au Nord-Cameroun entre Foulbe ét Kirdi depuis l'ouverture des questions démocratiques survenue en 1990. S'appuyant sur  L'Hamattan et L'Oeil du Sahel, l'auteur démontre comment la presse constitue un cadre privilégié de révendication et de positionnement politiques au Nord-Cameroun.

 

"The Political Economy of the Written Press in Postcolonial Northern Cameroon"

 

Abstract
This paper seeks to address the political participation of the press in the Northern Cameroon after the beginning of the democratic process which led to the institutionalization of freedom of speech in 1990. Through a Political Economy of Communication perspective, it aims at focusing on L'Harmattan and L'OEil du Sahel -which are the main newspapers in Northern Cameroon- to question the political capital of the press in this area where there is an hegemonic competition between ethno-tribal communities. The paper provides a venue to unveil the contribution of L'Harmattan and L'OEil du Sahel to rivalries between elites in sight of their positioning on the political chessboard at local and national levels. It arises from the analysis of the publications of those newspapers that they have a partisan position in the political opposition between the Fulbe who are Muslims and the Kirdi who are non-Muslims. L'Harmattan supports the first while L'OEil du Sahel has affinities with the others.

 

 F.A. Fogue Kuate, "Economie politique de la presse écrite écrite au Nord-Cameroun postcolonial",  Studia Politica: Romanian Political Science Review. 2015, Vol. 15 Issue 2, pp. 265-287.


05/03/2016
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ATELIER METHODOLOGIQUE

Le groupe de réflexion organise un atelier méthodologique dont les travaux porteront sur l’élaboration des projets de recherche. Les étudiants en cycle Master auront ainsi l’opportunité de  présenter leurs avant projets de recherche qui seront par la suite commentés par un jury d’évaluateurs.

 

Les présentations se feront dans l’ordre suivant :

 

N

NOMS DES EXPOSANTS 

SUJET DE RECHERCHE

1

OUSMAILA AMADOU

Les prestations ludiques à Mokolo : perspective historique

2

IBRAHIMA MOHAMMADOU

La photographie des administrateurs dans la ville de Garoua

3

Dana Doko Boua

SCNDP de Langui (Garoua) de 1968 à 2015

 

Chaque présentation aura une durée de 30 minutes dont 10 minutes d’exposé et 20 minutes de commentaires.

Le jury d’évaluateurs sera composé de :

 

-          Kévin Baskouda, Coredec

-          Christelle Amina Djoulde, Coredec/Université de Ngaoundéré

-          Francis Fogue, Coredec/ Université de Buéa

 

Date : Dimanche 6 mars 2016

Heure : 14h précises

Lieu : Coredec, Quartier Bali, Ngaoundéré.

Amina Djoulde C.

Coordonnatrice du groupe de réflexion


05/03/2016
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RENTREE 2016 DU GROUPE DE REFLEXION

Le Coredec a le plaisir d'annoncer la relance des activités de son groupe de réflexion. Après une période d'interruption relative à une réorganisation de ses effectifs,  le groupe a repris ses rencontres domicales depuis le mois de février 2016 sous l'encadrement scientifique de Amina Djoulde Christelle.

Pour le compte de l'année 2016, les personnes suivantes ont été retenues comme membres permanents du groupe:

 

 

- Bissa Isabelle Blanche,  étudiante en cycle Licence, Histoire

- Dzieussseuteu Kevin, étudiant en cycle Licence, Histoire

- Fetmbia Kwamen Elve,  étudiant en cycle Licence, Histoire

- Nyangandi Angoula Mizigi, étudiant en cycle Licence, Histoire

- Dana Doko Boua, étudiant en Master, Histoire

- Ibrahima Mohamadou, étudiant en Master, Histoire

- Ousmaila Amadou, étudiant en Master, Histoire

-Bia Moussa, étudiant en Thèse, Histoire

-Baskouda Shelley S., étudiant en Thèse, Histoire

 

 Le groupe de réflexion n'est qu'un sous ensemble de la structure globale du Coredec qui intègre d'autres membres et chercheurs au niveau local et international. Il est constitué sur la base d'une sélection fondée sur des critères scientifiques et académiques. Autrement dit la qualité de membre du Coredec ne confère pas de facto celle de membre permanent du groupe de réflexion. 

 

Francis Fogue

Coordonnateur scientifique


04/03/2016
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Ndjerane Djormadji, 2013, "Rites et pouvoir au Tchad de 1972 à 2012" (Thèse de Master en histoire en histoire, Université de Ngaoundéré)

            Résumé.

La  présente étude entend appréhender la dynamique politique du Tchad à partir des éléments immatériels que sont les rites  de 1972-2012. A partir des sources et traditions orales ainsi que les sources écrites, il est question d'analyser dans la perspective historique la trajectoire des rapports des rites initiatiques (yondo et excision) au pouvoir en contexte tchadien. En effet, une décennie après  l'indépendance, Ngarta Tombalbaye, président de la République du Tchad, après avoir dissout tous les partis politiques dans son Etat, crée le Mouvement National pour la Révolution culturelle et Social (MNRCS) et institue les rites d'initiation comme modalité d'exercice du pouvoir. Ainsi, tous les ministres de son gouvernement et des fonctionnaires sont forcés de retourner dans les villages pour se faire initier. L'imposition fut l'objet de plusieurs répressions tant dans la classe politique que dans les milieux religieux. Nombreux sont les opposants politiques qui ont été contraints de s'exiler, tandis que d'autres sont physiquement éliminés par le régime en place. L'un des moments forts de cette forme d'autoritarisme est la persécution des autorités ecclésiastiques. Les pasteurs, les diacres et les fidèles chrétiens qui rejettent l'idéologie du retour aux sources authentiques prônée par le président sont dans leur majorité torturés, pendus et enterrés vivants dans les camps initiatiques. Toutes ces actions ont entrainé le mécontentement des citoyens Tchadiens, surtout ceux du Nord du Pays, c'est ainsi qu'on assiste à la création des mouvements rebelles visant à renverser le pouvoir en place. La mort de Ngarta Tombalbaye en 1975 suite d'un coup d'Etat ne met pas la fin à l'implication des rites dans le jeu politique. La prise du pouvoir de Malloum et d'Hissein Habré a rendu libre la pratique de l'initiation dans l'optique de préserver leurs pouvoirs. Mais l'arrivée à la tête du pouvoir d'Idriss Deby Itno en 1990 marque une nouvelle dynamique des rites au sein du gouvernement tchadien. Les  autorités politiques se préoccupent désormais sur la  de la lutte contre la pratique de l'initiation féminine (excision), qui est qualifiée d'une pratique portant atteinte à la santé de la reproduction de la femme. Bien que l'excision soit une affaire familiale entre la jeune fille et ses parents, l'actuel gouvernement met tout en œuvre pour l'adoption d'une forme d'éducation traditionnelle féminine qui respecte les droits de l'homme.

Mots clés : rites, pouvoir, yondo, excision, Tchad.


26/11/2013
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Baskouda Shelley Simon, 2013, "Minorités sociopolitiques en postcolonie : réflexion sur l'imagination et les formes d'expression du politique à Tokombéré (1960-2011)" (These de Master en histoire, Université de Ngaoundéré)

RESUME

Les pratiques politiques observables dans l'arrondissement de Tokombéré (Nord-Cameroun) entre 1960 et 2011, reflètent des spécificités dans les modes et les formes d'interpellation du politique par les jeunes et les femmes.  Cet espace public dominé par les hommes âgés a provoqué, par saturation des voies formelles de participation politique doublée de crainte de l'autorité locale, l'émergence d'un langage politique renouvelé. Ce dernier emprunte souvent les sentiers de la subtilité et de la subversion afin d'échapper au contrôle répressif du commandement local.

La réflexion qui est développée dans le présent mémoire se propose de mener un examen sur la créativité et l'inventivité politique développées par les cadets sociaux, signe de l'existence des formes originales d'énonciation du politique. Dans une approche pluridisciplinaire puisant dans les démarches analytiques de sociologie politique, d'histoire et de science politique, il est question de cerner la consistance politique de la culture populaire,  traditionnellement reléguée au rang de banalité quotidienne en postcolonie par les approches théoriques des politistes classiques.

Ce travail s'intéresse de ce fait aux diverses enchevêtrements qui existent entre musique traditionnelle et pouvoir afin de percevoir comment est ce que le chant populaire se constitue en un espace laudatif, critique et de simulacre envers le pouvoir. Par ailleurs, il étudie aussi les interactions entre pratiques langagières et champ politique à travers l'analyse des systèmes d'adaptation des langues vernaculaires au vocabulaire politique occidental, et des canaux d'émergence d'un lexique local de la dérision politique. Au préalable, il pose un regard analytique sur la mise en place d'un patriarcat public dans l'espace public local. Et il s'intéresse aux structures et espaces d'éveil d'esprit et d'autonomisation des minorités sociopolitiques à Tokombéré.

Mots clés : Minorités sociopolitiques, culture populaire, innovation politique, Tokombéré, Nord-Cameroun


26/11/2013
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