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Est-ce la silhouette des années 90 sur le monde Arabe ?
Mahini

Le peuple veut son pouvoir.

Parti c’est parti, un concept qui fait mal : « S’immoler ». Concept qui déclencha la révolution en Tunisie, provoqua des manifestations tour à tour en Algérie, au Yémen, en Égypte et aujourd’hui on assiste à un vaste mouvement de manifestation et de contestation dans le monde arabe. Les différents régimes en place sont alors menacés d’éviction ; les dirigeants, véritables reliques dans les institutions Étatiques s’y lisent et voient au fond de l’avenir une porte hermétiquement fermée. « S’immoler » ne fallait-il que ce concept pour lancer le « vrai » mouvement du peuple ? Après le vent de l’Europe de l’Est, voici venu pourrait-on dire le vent de l’Afrique du Nord ou mieux du Maghreb. Tunisie, Algérie, Égypte, Yémen, Jordanie, Syrie on n’attendra plus le vote… NOOON! La voix du peuple est souvent piégée dans les urnes.
le prince des montagnes

Et bien !!! il est remarqué que le faux motif de préserver le monde de l'intégrisme islamique (Hezboolah, Frères Musulmans...) et ainsi de prôner la dictature familiale (Clan Khadafi, Moubarak, Ben Ali...) soit arriver à son terme en pays arabe.
il est dès lors intéressant de voir que le mauvais paysage des successions "père-fils" soit entrain de céder la place à des nouvelles formes d'expression politique (Immolation peut être...).
cependant, il serait judicieux de se poser une question centrale: la révolution doit elle chercher à changer un système ou à évincer l'homme fort de ce système? la réussite des "révolution du jasmin" et "du Nil" ou encore "le printemps arabe" auront donc tout leur sens si la première idée est cherchée.
Ainsi, il est intéressant, Mahini, de voir que la cyclicité de l'Histoire telle qu'énoncée par Ibn Khaldun peut permettre d'avoir un angle de lecture de ces révoltes car il semble que le monde arabe connaît maintenant ses "années 90".
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