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Célébration de la Journée Internationale de la Femme au Cameroun : du folklore festif ubuesque ou de la réflexion sérieuse sur la condition de la femme?

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Le Prince des Montagnes
lopez

je pense que la plupart des femmes camerounaises demeurent encore dans l’idiotie et la bêtise quant à la célébration de cette fête au Cameroun. tout se réduit encore à soulever le cama après le défilé. peu sont celles qui ont compris le véritable sens de cette fête. il suffit de voir comment celles mêmes qui se disent intellectuelles entrainent les femmes du monde rural. "Mon voisin s'est servi du cama (8 mars) de sa femme pour faire descendre la marmite du feu, tellement le vêtement était déviant et on parle de violence faites aux femmes". je ne refuse pas qu'il y en qui sont violentées et ce sévèrement mais je pense que la célébration de cette fête rentre dans la "banalité" dont est victime la société africaine tout entière et à elle de faire ses preuves à travers un vaste mouvement de sortir de crise. ce qui est davantage lamentable est que même les hommes se sont ralliés à cette fête(ils vont jusqu'à s'aligner pour acheter le pagne). Oh Afrique...

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Et oui, je suis particulièrement ravi de ton intervention Lopez. je remarque que tu ne fais pas partir de ce lobby d’abrutie qui ne pense qu’à se livrer à l’orgie d’une fête qui entre en droite ligne de l’agenda politique de l’ordre gouvernant malveillant, qui n’a de souci que de pérenniser le monde social-historique pervers et grotesque construit depuis fort longtemps. L’analyse de cette « fête » peut être prise sous plusieurs angles et pourrais même produire un tome livresque. Celle-ci est aussi importante car elle nous permet d’exercer une tentative d’analyse au travers des notions de banalité et de grotesque en postcolonie chères à Mbembe. C’est la raison pour laquelle ce propos se concentre sur la mise en exergue de l’esthétique de la vulgarité durant cette célébration.
Tout d’abord, il est aisément remarquable que le vœu du commandement actuel n’est pas d’émanciper la femme camerounaise, de la dotée de capacités réelles pour son épanouissement. Le thème qui a été retenu cette année encore la cantonne toujours au rôle de la victime, de l’être fragile en d’autre terme de l’incapable. Il l’a détourne des véritables problèmes qu’elle rencontre comme la parité dans la représentation au pouvoir ou dans le secteur économique par exemple. Pour preuve, une inadéquation flagrante entre ce thème et les inscriptions textuelles et iconographiques sur le pagne, est visible. Tandis que l’un « pleure » la femme victime de violence, l’autre milite pour l’environnement. Ce thème me semble encore plus incohérent car il prétend, de manière illogique, éradiquer puis prévenir toute forme de violence faite à la femme. Ne doit ton pas d’abord prévenir une situation avant éventuellement d’essayer de l’éradiquer ?
Ensuite, il faut aussi noter que l’orientation de cette Journée Internationale de la Femme est plus axée vers la mise en exergue du dieu grec Bacchus, et dès lors ne s’éloigne pas de la ligne politique d’un ordre dirigeant recherchant simplement à aliéner et à détourner les esprits des cibles que sont, entre autres en postcolonie, les femmes. De même, cette aliénation est encore plus visible pas la magie du pagne qui n’est d’autre qu’une forme de contrôle social au sens de Foucault, dans un désir de surveiller et pourquoi pas de punir (par la dérision frustrante de celle qui ne l’arbore pas) les corps qui ne se plierais pas à la règle du port du pagne du 8 mars. Il est possible de voir ici une certaine biopolitique dans laquelle tombe de manière stupide le commun des femmes. Quelle est la symbolique des couleurs bleu et rose pour avoir été choisies ? En ce qui me concerne, j’ai pour habitude par le background « occidental », vu qu’en maternité, elle permet de distinguer le petit garçon de la petite fille. Quel sens pour la femme africaine ? Je pose la question aux expertes iconographes du groupe.
Enfin, cette peopleisation du pouvoir, sa mise en scène à travers un défilé dans lequel la gente dame du Prince assiste personnellement, accompagné pour la circonstance de sa tendre progéniture qui ne peut encore se targuer d’être une femme, tout du moins psychologique car la physiologie démontre autre chose. Tout comme le défilé présidé par l’autocrate national se veut une démonstration de force coercitive et de pouvoir, celui-ci avec la participation physique de Mister US ambassador, rehausse l’image par ricochet non seulement de la chose mais aussi de son double d’époux. Cher dame, il faut donc éviter de participer naïvement à la mise sur scène du pouvoir comme de simple bouffon du roi, et plutôt faire preuve d’agency pour solutionner vaut réel problème.
Le Prince des Montagnes

alors que le genre féminin connait de serieux problèmes dans des zones telles que le grand nord et l'est , les femmes trouvent plutot en le 8 mars l'occasion des orgies au lieu de mener des activités respectables. les bastonnades, la chosification, l'exploitation sexuelle, les mariages précoces et forcés, les viols, harcèlement et exploitation sexuelles, la discrimination sont leur lot au quotidien. ces thèmes devraient fait l'objet d'activités qui pousseraient la communauté à prendre conscience et à prendre aussi des dispositions des mesures visant à valoriser les femmes. mais à partir du moment ou ces dernières font preuve de gabégies, d'insouciance, d'inconscience, il fort plausible que les hommes profitent de la situation confuse.
si vous voulez que l'on vous aide, presentez des dispositions qui vont faciliter les secours.
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